Gaston Couté

dit et chanté par Catherine Patissier et Jacques Paulevé

avec Pierre Bazola au chant et Gérard Gaye à l'accordéon

Catherine et Jacques vous proposent de découvrir - ou redécouvrir - ce poète d’exception.

Dans la lignée de François Villon, Gaston Couté (1880-1911) donne très vite le meilleur de lui-même, puis, victime de la vie de bohème et des privations, meurt à 30 ans en laissant à ses « frères humains » un recueil de poésie : La Chanson d’un gâs qu’a mal tourné.

 

Enfance d’un poète

Gaston Couté est né le 23 septembre 1880 à Beaugency (Petite Beauce). Quelques années plus tard, sa famille s’installe à Meung-sur-Loire. Précoce, il écrit dès l’âge de 16 ans certains de ses plus beaux poèmes. Il entre au Lycée Pothier à Orléans où il fait la connaissance, dans la cour des punis, de l’ami de toujours, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan. Est-ce lui qui l’incite à « monter » à Paris pour y dire ses textes dans les cabarets de la butte Montmartre ? En tout cas, il connaîtra avant vingt ans les scènes d’Al Tartaine, de l’Âne Rouge, du Funambule, et bien d’autres et y rencontrera rapidement un franc succès.

 

Poétique de la révolte

En tant que chansonnier, digne héritier de Béranger, il ne cesse de se rebeller contre le conformisme, l’injustice, l’inhumanité des institutions, prenant le parti de toute détresse. Jetant très tôt un regard lucide, sacrifiant tout à la vérité, il fait vivre, dans sa langue patoisante, si savoureuse et si forte, qui fait mouche à chaque mot, tout un monde de peineux, de réprouvés, d’exclus.

Retour au pays

C’est aux lumières de la ville qu’il se brûle les ailes, précipitant son agonie pulmonique dans les mirages de l’absinthe. Mais, c’est en pays beauceron qu’il reviendra au soir de sa vie trop brève. Il repose au cimetière de Meung-sur-Loire, en lisière des grandes plaines qu’il aimait tant et de leurs épis blonds balayés par les vents d’ouest.

 

Faire vivre Gaston Couté

Divers artistes, associations ou compagnies contribuent avec conviction à sauvegarder, diffuser et faire vivre l’œuvre de ce poète encore trop méconnu.